Et c’est ainsi, que Bill, jeune canon de grâce et de beauté glissa lamentablement sur une roche moussue, vacillant tout d’abord en arrière, mais se reprenant et partant en avant d’un coup de reins, car on ne salit pas son super jean noir taille basse moule paquet sur un tas de cailloux.
Ses cheveux s’élevèrent dans les airs, son expression se désagrégea au profit d’une mine apeurée par sa chute prochaine, ses pieds quittèrent le sol et il amorça un plongeon tête la première vers la terre ferme.
C’était sans compter sur Tom qui, tel un chevalier sauvant sa belle, s’élança pour rattraper le brun avant qu’il ne touche l’herbe pleine d’orties de son si beau visage, en deux foulées il fut près du point de chute.
Manque de chance, dans les belles histoires, le héros rattrape sa gonzesse comme si elle était une plume, et il partent roucouler dans les buissons à grand renfort de « Je vous aime » et de « Ho, mon prince, que faites vous. » et de « J’explore ma belle dame, j’explore… Eurk ! » et de « Qu’y a t’il mon prince ? » et de « Rien d’important, un morpion mutant dans votre vaste forêt vierge jamais effleurée... » et de « Ho mon prince, vous m’avez sauvéeeee ».
Bref, ça ce sont les contes.
La réalité est en général toute autre.
En l’occurrence là, Tom s’élance, Bill amorce son vautrage, le blond tente de l’attraper et saute vers lui, tel un chien sur son canard en plastique qui fait pouet, lui colle le genou en plein dans le menton, et se rétame sur la chose molle et chaude (nous parlons de Bill et non d’un étron, bien entendu…) qui couine fortement.
–Oh merde, Bill ça va ? Je suis désolé, vraiment, je voulais bien faire mais… Aïe ! Mais ça va pas ?
Le dreadeux se relève à toute vitesse près s’être prit une sorte de bouquet d’orties dans la figure.
En effet, Bill s’étant vautré allégrement dedans, étant piqué de partout et de fort mauvaise humeur, n’a trouvé pour éloigner le fauteur de trouble de lui, que la solution du « Je lui massacre la tronnnnche à grands coups d’orties, t’façon ma main est déjà bouffée. ».
Le beau brun se redresse, se frottant le menton et ôtant la terre de sa veste en cuir, sans oublier de mitrailler à la Kalachnikov le jeune homme qui lui fait face, se grattant la joue avec ardeur.
–Putain Bill t’es spécialement con aujourd’hui c’est dramatique ! Ca te réussit pas de te vider les couilles hein !
–Ho ta gueule, t’étais bien content de pouvoir les tripoter hier soir !
–Bordel mais c’est quoi ton problème ?! J’essayais de t’aider j’ai pas réussi c’est tout ! Dans les films ça marche !
–Dans les films le héros est pas blond et con comme ses pieds, cracha Bill une lueur d’amusement dans le regard avant de se diriger plus ou moins fièrement vers le centre du « parc ».
–Jsuis pas blond jsuis châtain clair connard ! Hurla Tom avant de s’élancer à la poursuite du brun.
Plus loin, Jim et Ash se tenaient ébahis devant la baraque qui s’élevait devant eux. Une merveille dans le style du film d’horreur. Ce n’était ni une cabane ni une maison, mais une véritable villa.
Pas forcément grande, mais majestueuse.
De style vieille Italie, elle semblait avoir deux étages et des combles, mais une partie du toit s’était écroulé sur lui-même, laissant les eaux de pluie s’écouler sur la façade en bois, pourrissant jusqu’à la dernière planche de bois.
Par chance les vitres des deux étages semblaient entières, seules celles sur toit avaient disparu avec l’écroulement.
–Hé ben… Si y a pas des morts vivants dans chaque placard moi jsais pas hein…
-Ta gueule Jim, marmonna Ash, absolument subjuguée par le charme austère de la demeure.
–On attend quoi ? demanda Hanz qui venait de s’éloigner un peu pour voir les côtés de la bâtisse.
–Les deux tourtereaux qui font semblant de s’ignorer depuis ce matin pardi. Je vous inviterais bien à vous installer sur les marches en attendant, mais je n’ai aucune envie de vous voir descendre d’un coup à la cave.
Les trois se mirent à rire et Jim partit se blottir dans les bras de l’asiatique avant d’être interrompu par des ris qui venaient des arbres sur le côté.
–Mais t’es vraiment une stupide gonzesse de merde ! J’hallucine !
–Roh ça va arrête de dramatiser !
–Attends mais Bill ! Tu viens de me laisser me rétamer la gueule sous prétexte que tu t’es cassé un ongle ! T’as pas l’impression d’abu… Oh putain la poisse ! Vla l’état du truc quoi…
-Ouai c’est pas fameux, murmura Bill, bouche bée devant la splendeur et l’état déplorable du bâtiment. Tom sans se démonter gravit les marches du perron, et tâta le haut de la porte d’entrée, à la recherche de la clef avant d’entrer lentement à l’intérieur faisant grincer le plancher et de pousser une exclamation :
-Oh putain !!!
***Lawl Jme relis et je me rends compte que d'écrire à trois heures du matin ne me réussit pas du tout xD Niveau vocabulaire c'est graaave! Enfin je crois que j'ai plus ri à imaginer la scène qu'à l'écrire. Pour moi les deux qui ne font que s'engueuler je trouve ça adorable ^^. enfin bon bref, à la lecture de vos commentaires je me suis dit qu'il fallait vraiment que je mette la suite pour éviter de mourir lynchée par une bande de folles. xD
Pour info Gabie: (et les autres qui ne le disent pas mais qui n'en pensent pas moins)
Le "Sexeuuuuh" arrive bientôt ^^.
Pro-mis!
ps: Tiens je me suis posé la question, j'ai une quarantaine de lectrices, dont une vingtaine fantômes, pensez vous que ça les arrangera si je met des sondages en fin d'articles pour qu'ils me donnent leur avis sans s'abimer les doigts sur les touches? C'est une proposition sérieuxe, leurs avis m'intéressent, et si je ne peux pas les avoir à travers les coms peut être qu'avec un sondage ça aidera?***



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