Accueil Date de création : 22/11/07 Dernière mise à jour : 22/06/08 14:53 / 68 articles publiés
 

Article 11° Histoire  posté le dimanche 25 novembre 2007 18:04

Le  front  appuyé  contre  le  métal glacé il respire  lentement, cherchant à ralentir  son cœur  emballé par  l’émotion.

Lui vient  en tête  une  phrase  de  sa  femme lorsqu’elle  a  appris qui il accompagnait:

 « Elle n’est pas mauvaise, elle est juste. Dangereuse, sûre d’elle et juste. »

 -Pauvre conne, murmure-il.

Encore une qui a  rallié Sa cause. Il inspire  un grand  coup et  ouvre  la porte matraque en avant, prêt à se défendre  pour  sa  vie mais  une  fois ses  yeux  habitués  à l’obscurité  du fourgon il ne  trouve  qu’une  jeune  femme assise  bien droite sur  son banc de  métal, les  cheveux  en bataille et  un immense  sourire de  gratitude aux  lèvres.

« Merci, j’ai cru mourir  de  soif »

Au mot  « mourir » le  policier frémit en pensant  à ce  qu’elle  avait  du faire  plusieurs  fois dans  sa vie et  se  pencha  sur  la  contemplation de  ses  chaussures coquées, évitant  le  regard transperçant de la  jeune  femme, qui malgré les ecchymoses sur tout son visage,  gardait  un charme enfantin presque sauvage.

Ils  ne  l’avaient pas loupée les gardes-chiourme une fois qu’ils avaient réussi à l’épuiser et à l’acculer. (Du verbe acculer, c'est-à-dire  coincer dans  un coin, je  précise au cas  ou hein ^^ »)

Il lui tend la  bouteille d’eau et  elle  s’en empare avidement avant  de  la  porter  à ses  lèvres désechées, boit  quelques gorgées puis  le regarde et  murmure  d’une voix  faible et  hésitante :

« J’ai peur  tu sais… Je  me  demande  si à la  fin de  ce service  militaire on me renverra  autre  part pour  que  toute  la  France  m’oublie. Pour  que  jamais  je  ne  puisse  retrouver  les  gens que j’aime… Ils  ont  si peur  de  la vérité… Alors qu’a  la  base, ce  n’est pas  ma  faute... J’avais  rien demandé  moi… Pourquoi faut-il que  tout  ça  existe ? Pourquoi est-ce  arrivé à moi ? »

Elle  parlait  à présent  pour  elle  même, fixant la paroi d’en face, un regard  triste  et  mélancolique, continuant à marmonner des  paroles de  moins en moins  compréhensibles.

L’homme  lui laissa  la  bouteille et  sortit  silencieusement du fourgon, la laissant à ses  pensées. Il remonta  à l’avant, fixa  son coéquipier et murmura :

« C’est pas  humain ce  qu’on fait  à cette  petite. »

L’autre  le rabroua :

« Parce que  ce  qu’elle a  fait  elle était  humain ?! »

Ils  se  firent  silencieux, le  fourgon reprit  de  la  vitesse et ils  retrouvèrent une grande route.

Chacun occupé à ses  pensées.

Plus  tard une  petite  voix demanda combien de  temps  il faudrait encore  rouler.

 

Plus de  la  nuit  et  la moitié de  la  journée apparemment...

lien permanent

Article 12° Histoire  posté le dimanche 25 novembre 2007 19:37

-Tu aurais  pu éviter  de te  maquiller  comme  une catin pour  ton premier  jour  Bill ! Cingle  froidement la  mère, les deux  mains  posées sur le volant de sa vieille Honda gris plus rouillé que métallisé, et  les  yeux  fixés  sur  la  route.

-J’avais  dans  l’espoir  qu’ils  nous confondent  maman chérie, murmure-il  tout en glissant lentement sa  main sur  la  cuisse  de  sa mère, remontant sa jupe de  plus  en plus  haut.

-Arrête ça Bill ça  ne  me fait  pas  rire, grogne-elle en tirant les  pans de sa jupe beige extra courte, tentant de couvrir ses cuisses.

Le jeune homme n’insiste pas, il a vu ce qu’il voulait voir, à savoir que  sa  mère  portait un porte  jarretelle en dentelle noire pour  l’emmener  à son service  militaire.

 Il croise  ses longues  jambes et s’accoude au rebord  de  la  fenêtre ouverte, observe quelques instants le paysage défiler dans le  silence, puis sans  la regarder murmure :

-Si ce  que  tu voulais  était  de te  faire engager par un des régiments pour  pratiquer, t’aurais  pu m’épargner l’inscription forcée. J’ai pas  envie de te  voir  te  dandiner devant des  mecs  en chaleur !

-Qu’est ce que tu racontes ?! N’importe quoi !! J’vois pas pourquoi tu racontes autant de conneries ! Ah ça  va te  faire  du bien de t’en prendre  quelques unes dans la tronche mon petit.

-C’est  ça  oui, maman, moi aussi je  t’aime, marmonne-il pour  lui-même  tandis  que  la  voiture  s’engage sur  une  allée  de  gravier avant  de  s’immobiliser  sur  le  parking  prévu pour  les  visiteurs.

Bill sort  de la  voiture, attrape  son sac  dans  le  coffre et  claque  violement la  portière  sans  un regard  pour  sa  génitrice qui grince  des dents à l’idée de  lui courir  après.

Elle ne  pourra  pas  se  faire  de  beau militaire  aujourd’hui.

Tant  pis, il y aura bien des visites prévues  pour  la   famille, elle  fait marche  arrière et repart vers son appartement. Au moins il sera  libre  pour un moment, elle  aura  plus de  place.

 

Le grand  brun entre  dans  le  premier bâtiment et  cherche  l’accueil des  yeux, rien. Il s’avance jusqu’au bout du hall et  remarque  une  minuscule affichette collée  contre  une  porte.

 

« Nouveaux, rdv  en salle  commune. »

« T’es  mignonne  toi mais  jla  trouve comment  cette  salle ?! Je  ponds un plan du coin ? »  

Après  avoir  erré longuement dans des  couloirs plus  blancs que  blancs, Bill tombe  enfin sur  un amas  de jeunes avec leurs sacs  à leurs  pieds. Il s’avance et  s’immobilise  à côté du premier, un grand brun aux  cheveux  ultra courts et  piercings nombreux :

 « Salut, c’est ici pour  les  nouveaux ? »

« On sait pas  personne  a trouvé  la  salle  commune, donc on sdit  que  si on est nombreux à ne  pas  avoir trouvé on se fera moins  vanner, haha. Moi c’est Hanz et toi ? »

« Moi c’est Bill » répond le concerné avec un grand  sourire.

« Hey regardez  les  mecs on a  une  fille  parmi nous ! Haha Haha, bonnasse  la  gonze, un peu plate mais  on fera  avec haha ! », les  trois  quarts  de l’assemblée s’esclaffent, seuls Hanz et  quatre autres jeunes restent impassibles.

Bill soupire, il l’attendait  celle  là…

Bande  de  blaireaux.

lien permanent

Article 13° Histoire  posté le dimanche 25 novembre 2007 21:45

Quelques  minutes  plus  tard,  Bill a  déjà pu faire  le point sur  leur  promo. U

ne  grande  partie d’abrutis beaufs, quelques  mecs bien, mais  tous  sacrément fous.

Il a  pu entendre  les  raisons qu’ont  certains à être  ici, vol à main armée, trafic d’armes, de filles, de  drogue.

Le dernier a d’ailleurs éveillé sa curiosité. Il n’a plus  que  quelques doses et trouver  quelqu’un pour le  fournir l’arrangerait beaucoup car  il ne compte pas  écumer toutes les villes alentours pour trouver de quoi se shooter.

Cependant une  chose  le  chiffonne. Il se  penche de  la  table  sur  laquelle  il s'était assis  vers  les quelques jeunes  avachis sur le  sol qui avaient l’air  sympas :

- Dites, c’est une impression ou on va  passer  un an sans nana ?

- Sans vraie nana tu veux dire, rit  un petit blond aux  cheveux nattés en lui faisant  un clin d'oeil amical.

Bill rit, mais est coupé avant  de  pouvoir répliquer une  petite  blague  de  bas  étage avec  Heidi et  ses  nattes. Des voix fortent font  taire toute la petite assemblée. Trois personnes semblent se disputer dans le couloir qui mène à la pièce

-         Putain mais  c’est bon j’ai pas  besoin d’escorte  je  vais  la  trouver  votre  salle de  merde !

-         Parle  pas  comme  ça  Tom tu vas  te  prendre  des  coups, répète un flic passablement lassé du caractère épouvantable de  ce  gamin.

 Les  yeux  de  Tom s’illuminent  en arrivant dans  la pièce  ou tous  les  jeunes  attendent, surpris  de  voir  arriver un dreadeux escorté par deux policiers, et  il se  retourne vivement, envoyant  valdinguer son sac  dans  les  genoux de  l’autre  policier.

-         Han, merde  pardon j'ai pas  fait  exprès.

-         Ptit con, couine l’homme qui s’est pris  le  sac  dans  les  rotules.

-         Nan mais  jme  suis  excusé, pis ça  serait  pas  arrivé  si tu m’avais  porté  mon sac  comme  je te  l’ai demandé.

Le flic dégaine sa matraque et  avance  d’un pas  menaçant vers le beau blond, qui le fixe de ses grands yeux  noisette l’air  étonné, n'ayant pas  compris  la  colère du grand  roux.  

Ce dernier  lève  le  bras  prêt à le frapper, mais tous les  jeunes  se  lèvent et s’approchent, prêts à défendre un inconnu.

Il s’immobilise et Tom ricane.

Au même  instant une grosse  voix  se fait entendre au bout  du couloir :

-Ah ben vous êtes là, on vous a  cherché  partout vous n’êtes même pas capables de trouver  une  salle  bande  de  larves ?! Jdonne pas cher  de  votre  peau après  deux  mois  parmi nous haha !

lien permanent

Article 14° Blabla numéro deux.  posté le lundi 26 novembre 2007 17:11

Coucou les  gens, aujourdhui c'est soirée jecrisdelamerdeetjemenrendgravementcompte.

Alors  je  vous ai mis trois  nouveaux  articles  (je  crois) et  enfait  jme  rend compte qu'a part quelques délires j'ai pas grand  chose  à raconter  hi hi hu  

Les trois  auraient  pu être  mieux, je  prendrais  plus  de temps  la  prochaine fois ^^

Enfait  jme  tate  encore sur  la relation que  doivent  avoir Bill, Tom et  "Colis" (d'ailleurs je sais toujours pas comment l'appeler celle là =/).

Bref  ce  soir, dans  la  série jécris de  la  merde, jaimerai écrire  quelques  lignes  pour attirer  votre  attention sur  un auteur  que  tout  le  monde  aime. LINO

Lino est une  jeune  femme  absolument adorable! sisi!

Mais  lino a  une  tendance  bizarre.

Regardez  par  vous  même.

+Mais qu'a-t-elle fait ? *spaaaf*
J'ai hâte d'en savoir un peu plus sur cette jeune fille =)

°Moi j'dis qu'ça va chier des bulles avec le sergent-chef (ou autre grade) qui vient d'arriver \o/
*spaaaf*

°Elle aurait pu se servir de lui pour amortir sa chute :O
*spaaaf*

°Nan, mais vachement galant le cavalier et vas-y que je t'écrase et vas-y que je te frappe >_<
Vais lui envoyer Sam en renfort à Aby
*spaf

°La suite, la suite, la suite *spaf*

°Je me disais aussi que j'avais pas vu la mer quand j'avais été à Strasbourg (qu'est-ce que je dois faire là ? Ah oui xD) => *spaaaaaaaaf*

°Fics yaoi ? *a les oreilles qui se redressent*
Oublie pas d'filer le lien mwahahahah *spaaaaaf* (et de deux)

°Suite, plz, suite \o/
*
spaaaaaaaf*

°La suite, la suite, la suite *spaaaaaaaaf*
*se spaf beaucoup*  <=== Parce qu'elle  s'en rend compte  en plus 

 En bref  vous  l'aurez  compris, Lino est maso, on l'aime  quand  même  mais  à force  elle  doit  avoir  de  sacrés bleus.

Si vous voulez participer à laction "sauver lino" appeller le  3614 (14euros/mn) (heureusement que jlai mise  en petit  celle là -____-" )

Jvais  tenter  de  majifier  Dainsleifin, parce  que  ça  fait  un ptit  bout  de temps que  je  fous  rien, et  jai deux fois  plus  de lecteurs (fantomes) qu'ici ^^

Et  prochaine  maj ici, promis  y aura  une certaine  structure  lol ^^

bisous  à toutes

lien permanent

Article 15° Histoire  posté le lundi 26 novembre 2007 20:41

 Bill et  Tom s’étaient  détaillés de la  tête aux pieds dès  les  deux  flics  partis, leurs deux  styles hétérogènes dans la masse de blousons de cuirs, et de survets kakis avaient attiré leur regard.

Chacun attrapait  son sac  pour  suivre le sergent chef Muckensturm (à celles  qui sont  fortes  en allemand, traduisez le nom), et détournait les  yeux l’un de l’autre.

« C’est quoi cette  horreur », pensaient-ils tous les deux.

Bill observait les  vêtements du nouveau avec  un rictus de moquerie, bas  de  pantalon trop grand, t-shirt  extra  large, un vrai petit  crétin qui veux  se  la  jouer ricain.

Décidément entre lui et  ce  garçon, les styles étaient  variés dans  la promo.

Il lui fit  un grand  sourire colgate hypocrite et accéléra le pas pour rattraper Hanz.

Tom ralentit et passa derrière le groupe, il pouvait  à présent  observer  tout  le  monde.

Pas  une  seule  fille…

Misère…

 

Ses  yeux glissèrent sur Bill, démarche sexy, chaloupée, féline, une  grâce  presque féminine. Ses  yeux suivirent la courbure de ses reins jusqu'à s’arrêter sur ses fesses.

 Il leva  les yeux  au ciel, c’est quoi ce  jean ?!

Plus  moulant  tu meures !

Ma  parole  mais  il est pas  futé  de  mettre  ça ici, tous  les  mecs en auront  après  lui. A  moins  que  c’est ce  qu’il cherche…

Faut  avouer  qu’il est bandant même  pour  un mec mais  y a  des  limites.

Il sourit et se souvint  du détaillage précis auquel il avait eu droit lorsque  Bill marchait à côté de lui, « Grand  malade » murmura-il en remontant  son sac  sur  ses épaules et  continuant  à suivre  le groupe de  jeunes dans  le  dédale de  couloirs  blancs.

 

Le  chef  parlait fort, postillonnait abondamment sur l’officier qui l’accompagnait, faisait de grands  gestes en parlant d’architecture de tel ou tel siècle alors que tous les murs  avaient la  même gueule de  murs, et la  même couleur de  mur moche.

Du coup personne  ne  l’écoutait, tous  s’observaient, passer  un an avec  des  cas  pareils... Chacun en était  presque déprimés.

Tom fut  bien vite  encadré par quelques jeunes  qui étaient impressionnés par son ancienne  escorte.

Ca  a  du bon finalement de  se  trimballer des  poulets.

Au bout  d’un quart  d’heure, tous avaient mal aux bras, au dos  et  aux  jambes à cause de leurs bagages. Certains  suaient  à grosses gouttes et Bill les  regardait, essoufflé et dégoûté.

Je sens  que ça  va  être  long  ce service entre mâles.

Le sergent chef semblait de  plus  en plus  rayonnant, à croire que  les  visages épuisés lui plaisaient.

Il se  retourna, se  grattouilla négligemment  l’oreille  gauche, frotta  son doigt contre  un mur, et  claironna

« Bon maintenant, tour  du parc  haha ! Allez  en avant  on accélère ! »

Tom marmonna, « Génial un sadique ». Bill ajouta «  Et dégueulasse ».

Le groupe  de  jeunes s'échangea des coups d'oeils complices.

Bon finallement, ils  arrivaient  à se mettre d'accord.

lien permanent