Accueil Date de création : 22/11/07 Dernière mise à jour : 22/06/08 14:53 / 68 articles publiés
 

Article 16° Histoire  posté le lundi 26 novembre 2007 21:24

A  partir  d'ici,

°  Blabla = texte narré, par moi ou quelqu'un d'autre,

je le  noterai je pense.

°  "Blabla" = discours en Allemand, avec  guillemets.

°  Blabla = pensées en français  ou en allemand,

de  toute  maniere  c'est compréhensible.

°  Blabla = Discours (si on peut  appeler ça comme ça) en Français.

 

 

Le  tour  du parc s’avéra décisif pour  ce  qui est des  relations des  jeunes.

Le Chef  continuait à déblatérer des consignes  dont  tout  le monde  se fichait, l’officier matait  outrageusement les  quelques garçons  plutôt  mignons de la bande, glissant  sa  langue  sur  ses  lèvres et  faisant des  œillades dès  que  le  chef  avait les  yeux tournés.

Bill et  Hanz continuaient à parler  joyeusement, et  juste derrière  eux  se  formait la  bande  connue des « caïds », celle  qu’il allait falloir  supporter durant une  année  entière, avec  tout  ce  qu’elle  incluait, bisoutage intensif, rejet de certains locataires, tortures, conneries  en tout  genre.

Tom lui,  marchait derrière, après  avoir  jeté ses  quelques fans.

Il préférait de  loin être  seul et  pénard, qu’accompagné d’une  masse  de  glands  qui ont  vendu une  barrette  une fois dans  leur  vie et  qui veulent se la jouer rebelles.

La  quarantaine de  jeunes s’immobilisa devant  le  bâtiment principal. Le Chef observa longuement la foule, il cherchait  quelque  chose et  par  désespoir de cause, bien que  sa  vue  ne  soit  pas  totalement nulle il  arrêta  finalement son regard sur  Bill.

« C’est toi la  française ? »

Les jeunes  s’esclaffèrent, Bill sentit la  haine monter en lui.

Il était  un mec  aux  dernières nouvelles, un véritable tombeur de nanas, et  n’avait  jamais désiré ressembler  à une fille.

Son maquillage était volontaire mais pas coquetterie.

« Nan moi je  suis UN allemand monsieur. » grinca-il, amer.

Le  chef  haussa les  épaules  de  déception et  repartit  dans  un discours interminable.

Alors  que  tous jouaient avec  leurs  cheveux, leurs  tirettes, regardaient leurs chaussures ou faisaient des  trous dans le gravier, donc  bref, que tous s’emmerdaient royalement, un fourgon bleu foncé débarqua dans l’allée.

Sur le  capot était écrit « Police » et  non « Polizei ».

Le chef sourit, « Ha bah enfin notre vrai jeune  à caractère haha ».

Une  fois  le  moteur coupé, deux  hommes assez  grands et  à l’allure sportive sortirent de l’habitacle.

L’un se  dirigea directement vers  l’arrière du fourgon, l’autre fit  un salut militaire rapide  au chef avant de marmonner quelques phrases en allemand passable.

« La France remercie vous, encore une fois  d’accueillir ce prisonnier parmi vous. N’oubliez  pas  qu’elle est dangereuse, instable et lunatique. »

Le chef répliqua rapidement que tout se passerai à merveille et que son monstre deviendrai brebis en quelques jours, puis  se  tourna  vers  les jeunes en riant:

"Ha les  français" . 

Le  second policier appela son coéquipier avant  d’ouvrir les portes métalliques.

Le premier se  tourna vers le  chef avant de rejoindre son ami « Mesure de sécurité » clama-il en dégainant sa  matraque. 

 Le groupe suivit aussi, mu par une curiosité débordante.

Et Tom glissa à ses  voisins, « ça  va  être  un bœuf pas une femme ».

...

 On peut  être beau et  avoir un humour merdique... Sisi!

lien permanent

Article 17° Histoire  posté le lundi 26 novembre 2007 21:57

Le conducteur ordonna d’une voix forte

« Assise les mains sur la tête ».

La réponse fusa, glaciale :

« Commence pas  à me faire  chier avec  tes  conneries, je suis assise, ouvre  cette porte ».  

L’autre  policier s’esclaffa devant  la  mince  déconfite de son ami

« T’inquiète ils  pigent rien, tu t’es  pas  trop foutu la  honte ».

L'autre soupira et se passa lentement  la main sur le visage. Elle  leur  avait  fait  vivre  un enfer  durant les  dernières heures, alternant  pauses pipi, et  nausées fictives pour  le  simple  plaisir  de  leur  faire  comprendre  qu'elle  n'était pas contente.

Ils ouvrirent rapidement la porte, matraques et tazeur en avant, et  ordonnèrent  au « colis » de  s’avancer.

La  jeune femme marcha avec peine jusqu'à la porte et  s’appuya contre le battant.

« Woaaa, comité d’accueil » murmura-elle ironique en apercevant la foule réunie devant-elle.

-Descend, ordonna le conducteur, tentant de faire preuve cette fois, de  plus d’autorité.

La jeune femme le regarda, l’air  parfaitement innocent et répondit d'un ton bas presque  imperceptible :

-C’est  trop haut.

-Quoi ?!

-C’est trop haut, je peux pas descendre les chevilles menottées, répéta-elle un air  de  sainte sur le visage, mais  toujours  sans  sourire.

-Te fout pas de ma gueule, je vais me fâcher ! grogna le policier les mains tremblantes de fatigue et de lassitude.

L’assemblée restait silencieuse, mais les  sourires ironiques se  dessinaient à présent  sur  les  visages.

Le  chef était silencieux, accoudé sur  son second qui détaillait la jeune femme de haut en bas, tout  comme  les  autres  jeunes.

Un treillis kaki tombant  sur  ses  hanches callipyges, un débardeur noir décolleté mettant sa poitrine et sa taille en valeur, de longs cheveux châtains, raides, coupés à la  va-vite tombant en cascade sur ses épaules, formant quelques  boucles au niveau de sa poitrine qui lui donnaient un air sauvage.

Pas de  doute elle était jolie.

Jolie oui certes, mais son visage bleuté par les coups et ses yeux verts perçants faisaient plus peur qu’autre chose, d’autant plus que la menace des tazeurs et des matraques ne semblaient pas la déranger outre mesure.

Elle s’accroupit lentement pour  arriver  à hauteur du visage  du policier, fixant la foule du regard. Elle  s’adressa à lui d’une  voix sensuelle et  suave. Tous  l’écoutaient parler, peu comprenaient quoi que  ce  soit mais  tous étaient subjugués par  le  calme  olympien dont elle faisait preuve.

-Ecoute coco, je suis  maladroite, si je  saute  il y a  70% de  chances  que  je  me  rétame, donc  je  veux que  tu me  détaches  les  pieds. C’est pas  une requête c’est  un ordre. Si je tombe je te ferai regretter de  ne pas  m’avoir  obéit je te le  promet…

Le concerné serra les dents de rage, et la menaça du tazeur, elle se redressa, prète à esquiver.

-Arrête c’est  bon je  m’en occupe, dit le  second en s’avançant près d’elle.

Il n’en avait plus  peur  à présent. Elle  était  impressionnante mais juste. A  partir  du moment  où on la respectait elle semblait  adorable.

Il libéra rapidement ses chevilles ankylosées par le voyage et  elle sauta  délicatement à terre, ne faisant presque aucun bruit  sur  le  gravier.

Elle  était toute  petite, ne dépassant pas  le  mètre soixante-cinq, mais semblait entourée  d’une  aura de  puissance.

Si bien que  les  deux flics  paraissaient frêles  près  d’elle. Elle  tendit  ses  mains  menottées elles aussi à l’un des  policiers et reporta toute son attention sur  le  parc.

-Bon dieu de  merde, un an entier  que  je  n’ai pas  posé  le  pied  sur  le  gazon tu t’en rend  compte dis?  

Elle  s'avança vers  la  pelouse d'une  démarche  aérienne. Passant  à côté du sergent sans  lui adresser  un seul regard. Posa  enfin le pied  dessus  et  se  sentit  revivre. Un an passé  dans  une cage de  béton, un an à lutter  pour  sa  surivie... A  présent elle  était  libre, lib...

-Revenez  ici tout de  suite, hurla le sergent la faisant  sursauter, et  redescendre de son nuage par la même  occasion.GRolsprofjctrotjzeuuhifopt!! continuait-il d'hurler.

Elle fit de grands yeux et tourna le regard vers les policiers:

-Quéssidiiiiiiii ?

 

C'est qui ce  connard  qui se  permet  de  me  tuer  mon passage liberté trop émouvant et tout?! Il connait pas fermer sa grande gu***?! Ho toi mon chou tas  dla  chance  de  faire  un mètre  quatrevingt dix et  que  jsoit de  bon poil.

C'est quoi ces  gens, c'est quoi ces allemands?  Jaime  pas  les allemands  j'aime pas  l'allemagne, je  parle  pas  un mot  de  leur  langue à part  O tannenbaum. Mamamia qu'est-ce que je fais iciiiiii?

lien permanent

Article 18° Histoire  posté le jeudi 29 novembre 2007 14:36

Le  sergent  chef  avait  attrapé la  jeune  femme  par  les  épaules et  l’avait placée  devant lui, face  aux  autres  jeunes  de  la  promo.

Il recommença  son discours et  elle  écarquillait les  yeux  de  surprise, cela  faisait  un an que  personne, personne,  personne ne  lui avait  manqué  de respect  ainsi.

Elle  tourna  son regard  vers les policiers, les  yeux lançant  des  éclairs.

Ces  derniers  étaient pétrifiés.

Le  conducteur dégaina sa matraque de  menace si jamais  elle  bougeait, et  l’autre  cachait  son visage dans  sa  main, tournant son regard à l’opposé et jouant nerveusement avec  le gravier.

Celles du sergent  chef, chaudes et rugueuses, s’enfonçaient  dans  sa  chair, faisant pénétrer la fibre de  ses  vêtements  dans  sa  peau, et  diffusant  une  moiteur insupportable. Elle sentait  dans  son dos  une  sorte  de  pin’s ou un galon qui la  piquait.

-Bien mes petits enfants, je  vous  présente cette  jeune  femme, je ne me  souviens  absolument plus  de  son prénom…

-Dites  je  peux le  massacrer  ce  connard ? Demandait-elle aux  policiers, d’une voix  haineuse, le  regard  tourné vers eux  bien que  le sergent  parlait  en même  temps qu'elle.

-Mais  elle  vient  de  France, et  elle  a  foutu un sacré  bordel dans  le  gouvernement…

-Ho bande  d’abrutis, il sait  qui JE suis ?

La  colère  semblait  monter  en elle. Son eau de  Cologne plus  qu’ancienne lui montait  à la  tête et  elle détestait ça.

-…très  dangereuse, méfiez vous  d’elle  plus que  de  n’importe qui d’autre…

Les  policiers baissaient la tête et  murmuraient qu’il avait été prévenu, et  l’imploraient de ne rien faire  de  stupide  dans  une  base  militaire  le premier  jour  de son arrivée.

-Enfin bon je  vais  pas  vous  raconter  sa  vie, elle est ici, pour  qu’on  la domestique  haha brave bête.

Il tapota son épaule  comme  on flatte  une  jument.

Elle  sursauta, écarquillant encore  plus les  yeux, s’ils avaient  pu tomber, ils  auraient  giclé  à cinq  mètres vu la  pression qu’elle  y mettait. Il venait  de  la  prendre  pour  un animal.

La réaction ne se  fit  pas  attendre, il n’eut  pas  le temps  d’ajouter  une  autre  phrase  qu’elle  ne comprendrait  de  toute  manière  pas, qu’elle lui agrippa l’avant  bras, se  baissa  et  le  jeta  par  dessus-elle. Il s’aplatit lourdement  sur  le  sol et elle  agrippa ses cheveux, le  redressant  légèrement :

-Je  ne suis  pas  ta  pote  vieux  con !

Elle s’apprêtait à lui asséner  un coup de  poing en plein visage  lorsqu’elle entendit  grincer le gravier derrière-elle.

Certains  jeunes  s’étaient déjà précipités  en avant mais elle  n’avait  besoin de  personne.

Elle était  bien trop fière. Elle  intercepta la matraque  à mi-parcours, et  lança  un bon grand  coup de  genou dans  l’entrejambe du concerné.

Ah ça  les  matraques, elle les  connaissait par cœur. Les  gardiens n’en portaient  plus dans  la  cours  de  la  prison ou elle se  trouvait.

De  peur  voir  leur  propre  arme  se retourner  contre  eux.

Le  conducteur se  plia  en deux de  douleur et  elle en profita pour claquer son coude  contre une  porte du fourgon afin qu’il lâche la matraque. Elle se  redressa face au second  policier qui s’avançait pour relever son ami, fixant  d’un regard noir le  sergent chef toujours  assis  par terre.

Un coup de  vent  fit  voleter ses cheveux.

Le silence  était  total, elle  était  là dressée, fière, un calme glacial, prête à abîmer quiconque se mettrai dans  son chemin.

Les jambes  légèrement écartées, prête à bondir sur  n'importe qui elle  demanda d’une  voix  rauque :

-Y a-t-il ici un seul abruti qui maîtrise le Français ?

lien permanent

Article 19° Histoire  posté le vendredi 30 novembre 2007 17:53

Après  un discours  plus  que  menaçant de  la  part  de  la  française, traduit de  près  par  Hanz,  le  seul s’étant  avancé  lorsque la  jeune femme  avait demandé  un traducteur, qui se  permettait à l'insu de tous, de remplacer  insultes par  formules de  politesse, le chef avait bêtement éclaté  de  rire, clamant  qu’il y avait  enfin parmi eux un véritable  caractère. Il s'était redressé, avait  épousseté ses vêtements  du bout des doigts et  continuait de sourire stupidement.

 

Les  policiers  s’étaient  regardés, atterrés, puis  avaient fait  leurs  adieux à leur  « colis », un seul d’entre  eux tout  compte  fait. L’autre  était  remonté  dans  le  fourgon en jurant tout  son saoul.

Elle avait  esquissé  un sourire, puis  serré dans ses  bras le  policier restant, le  cœur  de  ce  dernier avait  fait  un bond. Elle  avait  sourit et  elle  l’avait  enlacé. Vivement  qu’il rentre  pour  raconter  tout  ça  à sa  femme.

Ila  appréciait la  compagnie de  cette  jeune  femme mais Il était  tout  de  même ravi  de  partir  avant d’assister  à une autre  bagarre, qui d’après  lui, exploserait  rapidement  vu le  boulet  nommé  chef  de  promo.

La  visite continua en direction des  dortoirs. Ils  pénétrèrent dans  un bâtiment tout  aussi clair que  les  précédents, mais plus  chaleureux, plus  rustique.

Les  murs étaient  toujours  aussi blancs mais  de  longues  poutres de  bois mordoré parcouraient le plafond donnant  un effet de vieille  taverne allemande.

Ils longèrent  un long  couloir et  arrivèrent  dans  une grande salle  dans  laquelle  étaient  disposés des canapés ainsi que  des tables basses, d’épais  tapis recouvraient le sol, et  une  cheminée vide semblait  attendre patiemment que  l’hiver  daigne venir. Mais  pour  le  moment  l’été  se faisait présent, des arbres en fleur poussaient  devant les fenêtres, ombrageant légèrement la pièce, la  rendant  encore  plus agréable avec  cette  ambiance  chaleureuse et tamisée.

Le groupe  passa  devant  une  autre  pièce que le  chef  ouvrit : salle  de  bain commune. Pas  de  cloisons, rien.  

Une  rangée  d’une  vingtaine  de  lavabos faisaient dos  à une  rangée  d’une  vingtaine de douches. Deux  raclettes  à eau traînaient dans  un coin.

Le chef expliqua en fixant la française qu’il n’y avait  aucune  douche spéciale pour les  pudiques. Hanz  fit  la  traduction et elle  murmura en fixant le boulet de service d’un air  impassible :

-Jt’emmerde.

Hanz traduit sous  la  demande  du chef :

-Elle a dit  qu’elle  s’y ferait.

Personne n’ajouta quoi que  se soit, les garçons se  lançaient des regards malicieux.

La  pièce  d’après, plus  petite aux  vitres  troubles était les  toilettes. Atrocement roses et blancs. Beaucoup ricanèrent bêtement et  Bill leva  les  yeux  au plafond.

L’avant  dernière pièce était  le  dortoir.

Immense, une  vingtaine de  lits  superposés longeaient les  murs, tous  identiques, une  grande  armoire de  bois placée  entre  chaque  lit, tous  y rentrèrent mais  le chef  retint la française, murmurant quelque  chose avec  un air  aimable qu’elle  ne comprit pas .

Elle  fronça les sourcils et  le  suivit, cherchant  Hanz des  ses  grands yeux verts, mais  il semblait  trop occupé  à se disputer  un lit avec près de  la  fenêtre avec  un gamin maigrichon, bientôt  rejoint  par  la  bande de tête.

Le chef  ouvrit  la  porte  de  la  dernière chambre, un dortoir lui aussi, mais  en comportant  que  quatre lits, deux  armoires ainsi qu’un bureau.

La  jeune femme sursauta, sourit  brièvement et  se  retourna vers  lui et  marmonna « Danke schön » du bout  des  lèvres.

A la  vérité elle  était  ravie, le  chef  l’avait  compris, et avait remarqué  que  cet  effort de  parler  Allemand était un grand  remerciement.

 

(The article  inutile xD)

(jme  dépèche de faire le  suivant)

lien permanent

Article 20° Histoire  posté le vendredi 30 novembre 2007 19:16

Tout  le  monde  s’était  installé, et  s’affairait à ranger  ses  affaires  dans  l’armoire accolant son lit.

Bill, lui, s’était allongé presque  langoureusement sur son lit, et  avait  sortit un paquet de  cigarettes de  sa  poche. Tous  le  regardaient discrètement, si calme, si gracieux, attitude négligée, look parfait.

Il portait sa cigarette  à ses lèvres rosées, qui l’entouraient délicatement pour  un bref  baiser, puis  crachait la  fumée, les  yeux dans  le  vague.

Une  bonne  partie des  jeunes  le  regardaient du coin de  l’œil, il aurait du  être  interdit  d’être aussi sensuel.

L’un de ceux  de  la  « bande de tête », peut-être troublé, s’approcha de lui, les  autres  le  surveillant de loin.

-Dis voir toi !

Bill se  redresse  sur  les  coudes  la  cigarette entre les dents, plus  sexy que  jamais, et Tom se frappe nonchalamment le front contre la porte de son armoire pour se calmer. Un petit brun au visage  hâlé le regarde et sourit. Ils semblent s’être compris et Tom lui rend  son sourire, l’air gêné.

Apparemment il est loin d’être le seul à qui la  présence de femmes normales manque.

Bill observe le jeune  homme  silencieux, au pied de  son lit et lui demande  d’une  voix chaude :

-Oui ?

-C’est interdit de fumer ma  belle. Regarde  là. C’est marqué. Il pointe du doigt  un tableau accroché au mur juste  à côté du lit de  Bill sur  lequel sont  inscrites toutes les règles du dortoir.

Le beau brun se  lève, toujours la cigarette aux lèvres, esquisse un sourire méprisant et  s’avance vers  le  tableau. Porte  sa  main à ses  lèvres, tire  une bouffée, et  hoche  de  la  tête. Puis  se  retourne  vers  celui qui l’a  dérangé et  souffle la  fumée dans  sa  direction.

-Hm hm. Ouaip. C’est marqué.

Il se r’avance, décroche le tableau de  son clou et  le  coince au dessus  de  son armoire, puis  accroche sa  veste  au clou, avant  de  se  retourner un sourire  radieux  aux  lèvres.

-Voilà mon chou, les  règles ont  changé. Ca  te  va ?

Le gaillard fronce les  sourcils, comment ce truc ose-il se moquer de lui comme  ça ? (wesh). Il s’avance menaçant, le  poing en avant :

-Ho mais  toi la  pédale  tu vas  voir  comment  je  vais  te  massac...

-A TABLE !!!

Bill, sauvé par  le  gong, se  glisse entre le jeune homme et le lit, le frôlant de ses hanches sans se départir de son sourire, puis  s’en va  vers  la  porte, se  retournant une dernière  fois  pour  lui faire un clin d’œil.

Le présumé  chef de  la  bande  s’approche du jeune et  s’accoude sur son épaule.

-T’inquiète mec, elle va pas la ramener longtemps la tarlouse !

 

Gaby^^: Je passe  lire  ça  demain matin quand  je  rentre, parce  que  là, jvais  prendre  un bain, me faire  belle, parce  que  ce  soir  je  sors (avec un garçon même ) gros  bisous  ma  cherie, merci d'être  toujours  la  premiere  sur les coms xD

lien permanent