C’était le bar qu’il souhaitait atteindre.
Il pénétra dans la pièce sombre, à cette heure-ci il était vide, ou presque.
Les derniers piliers de bar cuvaient leur bière, les catins se relevaient des banquettes de velour rouge tachées.
Ici il n’y avait pas de limite horaire, tout était à qui en avait les moyens. Le beau brun s’installa au bar, et commanda une bière au serveur.
–Alala Billou t’as manqué aux filles hier soir t’étais ou ?
– Affaires urgentes mon vieux, rit Bill avant de replonger le nez dans sa chope.
–Bilouuuuuuuuuuuuuroudoudouchouchouuuu comme tu es toujours aussi beauuuuuuuu, couina une voix suraiguë derrière lui.
Il se retourna lentement et s’adossa contre le bar reconnaissant les surnoms passablement débiles d’une des « employées ».
–Mona ma belle, toujours aussi... ... ....vétue dis moi, lui lança-il avec un sourire charmeur visant des yeux son décolleté.
La jeune blonde rajusta son corset sans aucune gène, replaçant sa poitrine envahissante derrière le bout de tissu, avant de se coller contre son torse avec un grand sourire alcolisé.
–Tu sais que pour toi c’est toujours gratuit mon loup.
Bill passa sa main directement sous la mini-jupe vaporeuse, attrapant l’une de ses fesses et l’attira plus près de lui sans aucune douceur. Autant ne pas perdre de temps.
Il pencha lentement la tête vers son cou à la peau si claire, et fit glisser sa langue du lobe de son oreille jusqu'à sa clavicule lui arrachant des frissons d’aise. Les deux jeunes étaient partis pour finir dans l’arrière boutique lorsqu’un homme jaillit d’un des couloirs et se jeta sur Bill, expédiant la blonde contre une table sans un regard pour elle.
Il pris la place de la jeune femme, serrant son corps contre celui de Bill qui était complètement paralysé par le poids de cet homme, bien plus grand et plus fort que lui.
–Tu me dois de l’argent petite pute, chantonna-il d'une voix douce et glacée à son oreille. Beaucoup beaucoup d’argent ma jolie catin maquillée comme une femme.
Il repris son souffle et continua d’une voix rauque ignorant l’être qui se débattait devant lui : Aussi belle qu’une femme ma petite catin. Tu m’apporterais encore plus d’argent qu’une de mes putes, si seulement tu daignais écarter les cuisses comme ta mère ma jolie. Enfin maintenant… Il rit. Maintenant c’est réglé mon petit Bill, si tu ne me rend pas mon argent avant demain, j’aurais tes fesses pour moi et mon entreprise, d’accord ou pas. C’est clair ?
Le concerné ne respirait plus, cet homme le dégoûtait, il lui faisait presque peur.
Le mac se redressa enfin et lui tourna le dos, attrapa par les cheveux la jeune Mona il monta les escaliers l’entraînant à sa suite. Bill sortit au plus vite du bar, et rejoint d’un pas rapide les grandes rues. Il inspira profondément.
Cet homme ne plaisantait pas il le savait, qu’il se cache ou non il l’aurait.
Il s’assit sur un banc et ressortit son paquet de cigarettes tout en croisant ses longues jambes.
Il tira une bouffée du fumée et murmurra en contemplant le ciel : « L’armée ? Ok maman l’armée ! »



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