Hanz et Jim s’étaient redressés, passablement fiers d’eux, et Ash s’était retournée vers les deux amants, un immense sourire aux lèvres.
Venant d’une jeune femme qui n’arrachait habituellement un sourire qu’au moment de frapper quelqu’un, la réaction ne se fit pas attendre :
-AAAAAAAAAAA(…)AAH.
Le blond et l’androgyne s’étaient retrouvés par terre, de l’autre côté du lit dans un emmêlement de jambes et de bras que l’ont ne pouvait différencier que par la teinte de la peau.
Le sourire d’Ash s’évanouit aussi vite qu’il était venu, et elle avait retrouvé sa mine patibulaire d’antan tandis qu’une ou deux dreads firent leur apparition au dessus du lit.
Bientôt suivies par un front, et même par deux grands yeux noisettes qui affichaient un air horrifié.
–C’est bon t’es calmée ? Demanda la voix appartenant aux dreads.
–Plus que ça c’est un peu dur, siffla Ash entre ses dents.
Un grand silence prit place dans la pièce, Ash vexée, les deux garçons effrayés, mais finalement Hanz et Jim le brisèrent en venant se placer aux côtés de la jeune femme, la dominant d’une tête pour l’un, et de deux pour l’autre.
Chacun d’eux passa sa main autour de la taille aux allures corsetées de l’ex tolarde, et l’asiatique fit claquer une grosse bise sonore sur sa joue.
Son visage se détendit aussitôt et elle reprit :
-Bon, vous vous r’habillez un minimum qu’on puisse aller se coucher ? Et je te préviens Tom, poursuivit-elle d’une voix dure, je garde Bill dans MON lit. Pas question que je perde mon chauffe fesses maintenant !
Les deux amants rougirent bêtement et Bill baissa les yeux à ces mots.
Comme s’il appartenait à Tom parce qu’ils avaient passé quelques moments agréables ensemble. Pff non mais vraiment.
Jim déposa un doux baiser dans le cou de la brune :
-Au pire tu peux venir avec nous, on te prendra en sandwich…
Quatre paires d’yeux effarés se tournèrent vers lui.
–Oui non, vous avez mal compris… Non mais arrêtez de me regarder comme ça ho ! Rah j’abandonne, bonne nuit bande de pervers !
Et il repartit dans le dortoir commun en claquant la porte juste pour le style. Ce fut à Tom de reprendre la parole avec un air on ne peut plus innocent tatoué sur le visage :
-Hem... Je peux quand même dormir avec vous ?
Le lendemain matin, premier jour du week-end, le réveil se fit tout en douceur. Ash voulut se lever mais était clouée au lit par le drap tendu par les garçons qui l’entouraient, et après trois essais infructueux de sortir du lit sans avoir à gicler l’un ou l’autre, elle finit par se mettre à chanter à tue tête une chanson paillarde française :
-Il se réveille en bandant ;
Et c'est alors que Rosine ;
Doucement lui prend la pine ;
La lui glougloute un bon moment..
Une armée de casseroles aurait été à peine plus désagréable à entendre. Tom repoussa fébrilement le drap qui lui cachait le visage pour regarder la jeune femme, enchaîner sur le second couplet vu qu’elle n’avait obtenu qu’un simple grognement de la part du brun.
On branle, on suce, on active ;
La décharge devient vive ;
Car tous les deux sont adroits ;
Rosine étant coquette ;
Vient lui branler la quequette ;
Il lui décharge entre les doigts. (Cf : Le branleur).
Finalement c’est Hanz qui finit de réveiller la galerie en pénétrant dans la pièce pour gueuler la suite de la chanson tout aussi fort que la jeune femme, la trainant du lit, en faisant chûter Tom au sol, l’entraînant dans une danse improvisée sous les yeux écarquillés de Bill qui semblait encore au pays des éléphants roses.
Quelques minutes plus tard, tous étaient attablés au réfectoire, méditant sur leurs plans du week-end.
La ville ne tentant personne, rester à la base non plus, leurs salaires mensuels n’étant délivrés que la semaine suivante chacun se creusait les méninges pour trouver quoi faire.
Tom étant inclus dans les plans tout naturellement. Ash avait apparemment décidé de faire comme si rien ne s’était passé la veille (la vidéo, bande de filles à gruyère à la place du cerveau >_< ).
Mais elle n’avait rien oublié. Simplement décidé d’être forte pour ses amis. Elle leur expliquerait en temps et ne heure. En attendant Anaïs la laisserait en paix. Elle lui devait bien ça.
Jamais elle ne l’oublierait, mais elle voulait vivre un peu pour elle à présent. Sans les regrets, sans les remords.
Tom la tira de ses pensées en refermant le clapet de son téléphone une lueur de malice dans les pupilles.
–J’ai une baraque à quinze kilomètres ! Bon ça fait bien quatre ans qu’elle est vide, mais officiellement elle est à moi. Heureux ?
Ouiii je sais! Il ne se passe rien.. C'est la vie désolée hein ça arrive ^^"Mais bon je peux pas leur faire des crasses à chaque article, ni des lemons partout, j'ai besoin d'avancer l'histoire.
Bisous, j'espère que vous aurez tout de même apprécié ^^"

touka désolé y faut j'parte jmen vas faire mes valises j'part au mexique moi! A++




Commentaires