Après un rapide passage en cuisine pour prendre de quoi manger pour le week-end, tous s’étaient préparés à partir vers la maison de Tom.
Personne n’osant demander pourquoi et comment il l’avait acquise.
Chacun s’était dirigé avec sérénité vers le grand portail du camp, jetant un coup d’œil rapide au Chef allongé sur un transat en plein milieu de la cour qui faisait de grands signes de la main à chaque jeune qui passait devant lui.
A présent, les cinq se trouvaient en plein milieu de la campagne, sur une route parfaitement déserte. Ash menait la file, marchant en tête, les cheveux dans le vent, les yeux mis clos, une expression de pur délice ancré sur le visage.
Elle avait revêtu un treillis gris clair de Jim qui lui tombait délicatement sur les hanches et qu’elle avait du retrousser. Son débardeur blanc remontait le long de son dos, laissant apparaître la fin d’une des cicatrices qui le zébraient, et entre ce haut et le treillis dépassait un tissu noir, que l’on aurait pu nommer comme un boxer Calvin klein...
Assez masculin d’ailleurs…
-Hey ! Mais il est à moi ce boxer, s’exclamait Bill après un long moment de réflexion sur le bout de tissu qui apparaissait là, et qui oscillait de gauche à droite à chaque pas félin de la demoiselle.
-Ah bon? Il était pourtant dans mon armoire ce matin.
–Mais on a la même armoire pour nos sous vêtements Ash…
-Et comment peux tu être sur que c’est le tien ?!
–M’enfin je le reconnais, c’est le mien ! A moi ! Je sais encore à quoi ressemblent mes boxers et celui là je te ‘l’affirme, il est à moi j’ai bien regardé !
–Ah parce que tu mates mes fesses maintenant Bill ? J’en connais un qui va être ravi, susurra la jeune femme sans se retourner.
L’androgyne s’immobilisa, surprit de ce revirement. Un mince sourire s’étira sur le visage de Jim qui glissa son bras autour des épaules du brun pris en faute avant de l’amener vers lui, ignorant volontairement le regard inquisiteur de Tom sur son geste.
–Allez c’est pas grave mon ange, tu ne peux pas avoir le dernier mot avec elle. C’est comme ça c’est tout.
Le dit ange laissa sa tête choir dans le cou de l’espagnol, avec une expression défaite et ennuyée.
–Mais le débat au départ c’était simplement qu’elle m’a emprunté mes fringues, elle avait pas le droit de dévier, murmura-il d’une voix d’enfant boudeur.
–Un peu plus et tu te roulerais par terre toi, rit Jim, passablement amusé en redressant le visage du jeune homme vers lui, observant ses yeux parfaitement maquillés, s’arrêtant sur ses iris noisettes qui le fixaient suppliants.
–Ok, ok t’as raison, elle t’a taxé ton boxer. Arrête de me regarder comme ça. Hanz profita de cet instant pour rattraper le dreadeux qui avait avancé jusqu'à Ash.
–Hé Tom, alors ? Vous êtes en couple maintenant ?
Tom s’empourpra et la brune leva les yeux au ciel :
-Bravo Hanz, très subtile ton approche…
-Bah quoi ?!
–Rien. Rien…
-Ok, alors Tomichou ?
–M’appelle pas comme ça vieux, tu vas te prendre quelque chose dans la tronche t’auras pas compris ce qui t’arrive.
L’asiatique fit la moue et insista une fois encore, bousculant le blond qui se rattrapa sur Ash, qui vola littéralement dans les orties du bord de la route. (Parce qu’après Mémé et Bill, faut pousser Ash ! Si, si !).
S’en suivit d’un hurlement de rage, d’une course poursuite sur le goudron, laissant Bill, Tom et Jim livrés à eux même sous le soleil et la chaleur.
–Ils sont adorables quand même ces deux là, commença Bill en imitant une grand mère gâteuse.
–Oh oui, vraiment trop mignons, d’autant plus que l’un d’entre eux est MON copain, clama Jim, tout en bombant le torse et resserrant son emprise sur la taille du brun.
–Ah oui, fit Tom d’une voix mielleuse à souhait, s’ils sont tellement adorables, tu voudrais pas aller t’occuper de TON copain au lieu de peloter grmpfgrmph…
Il s’interrompit, conscient d’avoir été un peu fort sur les mots.
Mais Jim se rendit compte de l’ambiguïté de son rapprochement avec l’androgyne et partit en courant comme une vraie Folle, roulant des fesses à souhait et hurlant des recommandations à Ash qui se démenait à tenter de fait avaler une motte de terre au grand Asiat, avant de se faire trimbaler comme un sac de patate jusqu’à un buisson ou elle fut jetée sans ménagement.
En gros, la matinée était joyeuse, il faisait beau…
-NON ! Ash ! L’abîme pas j’en ai encore besoin !
Oui donc il faisait beau…
-NON ! Jim ! T’as pas le droit de l’aider !!! C’est pas du jeu !
Je disais donc…
-PAS le ruisseau ! NON !! Nonnnn ! Enfoirés !!!
Bref ilfaisaitbeauetc’étaitlebordel !
***voui voui, c'est un passage inutile, mais j'aime bien écrire des passages ou il ne se passe rien en ce moment xD. Quoi ça vous fait pas plaisir d'avoir des moments ou tout va bien dans le meilleur des mondes?!***






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